Thierry Dumont 1 nedēļu atpakaļ
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 auteur: Thierry Dumont
 titre: "Les cartes : une collaboration entre l'Est et l'Ouest  au tournant du \\textsc{xviii}\\ieme{} siècle."
 biblio: bib.bib
-titre_court: "Une collaboration: les cartes"
+titre_court: "France, Chine: les cartes"

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-\fancyhead[CE]{Mémoires: 2\ieme{} partie}
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-
-  Nous allons évoquer l'histoire rocambolesque, souvent méconnue de
-  Tommaso Campanella (\emph{fig1)}, contemporain de Giordano Bruno et de
-  Galilée, qui l'ont bien connu, tous les 3 victimes de l'inquisition.
-
-  Prêtre dominicain, philosophe de renom international, astrologue ce
-  fut un personnage hors du commun qui a suscité des jugements
-  contradictoires: Condamné pour complotisme et par l'inquisition pour
-  hérésie, soumis plusieurs fois à la torture, condamné au bûcher, il
-  simula la folie pour échapper à la peine capitale et passera près de
-  30 années emprisonné, le plus souvent dans un cachot humide. Il
-  fallait beaucoup de courage à ces hommes pour s'opposer aux dogmes
-  imposés alors par l'église et les universités
-
-  \section*{Originaire de Calabre, d'une famille
-  pauvre, ordonné prêtre dominicain}
-
-  Nous allons donc retracer cette destinée exceptionnelle: Il naît en
-  Calabre, au sud de l'Italie \emph{(fig 2}) en septembre 1568 dans le
-  village de Stilo. Cette localité est située sur les pentes du Mont
-  Consolino en face de la mer Ionienne. Sur la place principale de Stilo
-  se dresse aujourd'hui la statue en bronze de Tommaso Campanella dans
-  une attitude de penseur \emph{(fig 3) }inaugurée en 1924. On a
-  restauré sa maison natale \emph{(fig4).} La Calabre faisait alors
-  partie du royaume de Naples, dirigé par un vice roi espagnol qui
-  écrasait le peuple d'impôts pour financer des guerres. Cette province
-  reculée au relief escarpé avait mauvaise réputation car il y sévissait
-  un banditisme endémique. Au XIX\ieme{} siècle elle verra se développer
-  «\emph{La Dranghetta»,}organisation maffieuse toujours active
-
-  A sa naissance Campanella fut enregistré sous le nom de Giovan
-  Domenico. Plus tard il prendra le prénom de Tommaso en entrant chez
-  les dominicains par admiration pour Thomas d'Aquin et le nom de
-  Campanella, surnom de son arrière grand-père. Sa famille est pauvre:
-  Son père cordonnier, analphabète; sa mère disparut alors qu'il avait
-  5 ans. Faute de pouvoir payer ses études, il suivait la classe de
-  l'extérieur par la fenêtre. Enfant précoce, il manifesta une soif de
-  savoir qui se maintiendra toute sa vie. En 1582 à l'âge de 14 ans il
-  entre dans un couvent dominicain Calabrais près de Stignano. A
-  l'époque le passage par les ordres religieux était la seule façon pour
-  un garçon de famille pauvre d'accéder à l'instructio, comme ce fut le
-  cas par exemple pour Kepler.
-
-  Autodidacte, esprit indépendant, devenu hostile aux thèses d'Aristote
-
-  Il avait été séduit par les sermons d'un dominicain sur Albert le
-  Grand et Thomas d'Aquin qu'il admirait. C'est pourquoi quand il
-  prononça ses vœux il deviendra Frère Tommaso et dès lors portera
-  l'habit dominicain. Il est doté d'une mémoire prodigieuse; Il
-  fréquente alors un médecin hostile à Aristote, partisan des thèses
-  atomistes de Démocrite. Il sera fasciné par le philosophe italien
-  Bernardino Telesio \emph{(fig5}) philosophe de nature panthéiste,
-  lorsqu'il est envoyé au couvent de Cosenza, petite ville de Calabre,
-  repéré sur la carte \emph{(fig2).} Telesio fut enterré en 1588 dans la
-  cathédrale de Cosenza, probablement en présence du dominicain
-  Campanella, alors âgé de 20 ans; Telesio bénéficiait d'une grande
-  réputation: Ses écrits enseignaient que rien n'est inanimé, tout est
-  vie et conscience; esprit et matière se co-pénètrent. La connaissance
-  nous vient par les sens; il faut donc étudier la nature sans a
-  priori, progresser par expérience. Telesio acheva de convaincre
-  Campanella contre les thèses d'Aristote, imposées alors dans toutes
-  les universités d'Europe. Les ouvrages de Telesio furent mis à l'index
-  des livres interdits en 1593 par le Saint Office. Cette attirance de
-  Campanella pour Telesio indisposa ses supérieurs qui l'envoyèrent dans
-  un couvent reculé à Alto Monte, ceci sans résultat:Il poursuivit ses
-  lectures contre Aristote. Il se lia d'amitié avec un jeune rabbin qui
-  l'initia aux sciences occultes, à l'astrologie. C'est lui qui aurait
-  persuadé Campanella qu'un destin exceptionnel l'attendait. En 1589 mal
-  vu par ses supérieurs Campanella part pour Naples et se loge au
-  couvent San Domenico Maggiore. Or avant lui Giordano Bruno son
-  contemporain dont il va croiser le destin avait été moine dans ce
-  couvent qu'il avait quitté en 1576. Dans ce couvent régnait un
-  désordre généralisé: Comportement irrespectueux des pensionnaires,
-  relations avec des prostituées et même passants détroussés, à
-  l'origine de procès et de condamnations aux galères de certains de ces
-  dominicains. Naples capitale du vice royaume d'Espagne était alors une
-  cité pittoresque avec sa baie magnifique, ville surpeuplée de près de
-  300000 habitants, soit 3 fois plus que Rome ou Florence n'en
-  comptait. Pendant plusieurs années, doué d'une grande puissance de
-  travail Campanella a fréquenté la bibliothèque de l'université de
-  Naples et déjà rédigé plusieurs ouvrages qui se sont perdus. La
-  publication en 1596 de son livre pour défendre la philosophie de
-  Telesio \emph{«Philosophia Sensibus Demonstrata}» de tendance
-  panthéiste inquiéta à nouveau les supérieurs dominicains qui
-  supportaient mal ses provocations verbales. Une dénonciation accusa
-  même Campanella de cacher sous l'ongle de son petit doigt un démon qui
-  lui soufflait son prodigieux savoir. Il fut donc incarcéré en 1592 et
-  passa devant un conseil de discipline: quand on lui demanda:
-  \emph{«Comment fais-tu pour savoir tant de choses sans les}
-  \emph{avoir étudiées?}» Il répondit en imitant Démosthène\emph{:
-  «J'ai consumé plus d'huile pour mes veilles que vous de vin». }On
-  lui intima l'ordre de retourner en Calabre: Mais désobéissant il
-  partit vers le nord, début de sa destinée tragique. Il va passer à
-  Rome, Florence, Bologne avant d'arriver à Padoue. En route il se fit
-  détrousser et voler tous ses manuscrits. En janvier 1593 il loge au
-  couvent San Agostino de Padoue. Il y fut alors accusé de tentative de
-  viol sur la personne du supérieur des dominicains, mais finalement
-  disculpé. Inscrit à l'université de Padoue, étudiant la médecine il
-  survécut en donnant des leçons particulières. Il sollicita du grand
-  duc de Toscane un poste universitaire: Une réponse négative lui fut
-  apportée par Galilée lui-même alors âgé de 29 ans qui venait d'être
-  nommé lecteur à l'université de Padoue. Campanella sera plus tard un
-  admirateur inconditionnel de Galilée. A Padoue en une année on est
-  stupéfié par le travail d'écriture de Campanella\emph{:«Rhetorica
-  Nova}», \emph{«Della Monarchia Dei}
-  \emph{Christiani}\emph{»,«Discorci Del Governo Ecclesiastico»
-  (fig6),} «\emph{Disputationem } \emph{physiologia» (fig7)} et
-  d'autres ouvrages dont la plupart ont été perdus.
-
-  Toute sa vie Campanella combattra les thèses d'Aristote qu'il avait
-  patiemment étudiées et dont il combattra l'enseignement comme un dogme
-  par l'église et les universités d'Italie. Il était persuadé de
-  l'incompatibilité entre Aristote et le christianisme car écrivait-il
-  Aristote nie que Dieu soit le créateur de toutes choses et que sa
-  providence s'étende au monde d'ici-bas. En plus il soutient que les
-  âmes individuelles sont mortelles.. Campanella n'acceptait pas non
-  plus les conceptions d'Aristote sur l'univers. Il le qualifiait
-  \emph{«d'auteur d'erreurs stupéfiantes, de père des Machiavella et
-  même d'impie». } Tommaso Campanella cherchait des excuses à Thomas
-  d'Aquin qui avait adapté la philosophie d'Aristote à l'église: Il
-  pensait que dans ce monde corrompu par ces thèses, Saint Thomas
-  n'avait pu attaquer Aristote de front et l'avait amadoué en le
-  purgeant de ses erreurs, mais finalement qu'il s'était trompé.
-
-  Dans tous ses écrits, la critique d'Aristote sera constante. Dans son
-  apologie de Galilée il écrit: \emph{«Ils délirent ceux qui pensent
-  qu'Aristote a établi la vérité en touchant les choses célestes et
-  qu'il n'y a pas à chercher plus avant}».
-
-  \section*{Premières accusations par l'inquisition}
-
-  A Padoue Campanella était surveillé par l'inquisition choquée par ses
-  écrits: En janvier 1594 il est arrêté sous plusieurs chefs
-  d'accusation:
-
-  \begin{itemize}
-  \tightlist
-  \item
-    Avoir écrit un sonnet contre le Christ
-  \item
-    Posséder un livre de géomancie (divination à partir de figures
-    formées par des cailloux jetés sur une surface plane)
-  \item
-    Professer la philosophie atomiste de Démocrite, accusation
-    gravissime
-  \item
-    Enfin avoir discuté des problèmes de la foi avec un rabbin.
-  \end{itemize}
-
-  Incarcéré il est soumis à deux reprises à la question. Début 1595, il
-  est transféré à Rome dans la prison de l'inquisition où se trouvait
-  depuis 3 ans le philosophe Giordano Bruno qu'il va côtoyer et qui
-  passera sur le bûcher en février 1600, sur la place du marché aux
-  fleurs. Parmi ses autres compagnons de cellule se trouvait Francesco
-  Pucci, philosophe libre penseur avec qui il se lia d'amitié: ce
-  dernier professait un théisme au rite simplifié. Campanella sera très
-  affecté lorsque Pucci sera décapité puis brûlé. en 1597. Torturé une
-  nouvelle fois Campanella sera condamné à une abjuration publique pour
-  hérésie, cérémonie qui se déroula dans l'église Santa Maria Sopro
-  Minerva située au centre de Rome. Ses livres sont interdits. Il est
-  remis entre les mains de son ordre.
-
-  En 1598 on le relègue en Calabre, à Stilo : Ses supérieurs pensaient
-  le réduire au silence et l'isoler dans ce couvent éloigné.
-
-  \section*{Campanella fomente alors un complot contre les autorités
-  espagnoles}
-
-  Mais Campanella va revenir sur le devant de la scène car il fomente un
-  complot contre les autorités espagnoles du vice royaume de Naples.
-  Dans cette province reculée du sud de l'Italie, les impôts, les
-  mauvaises récoltes étaient responsables d'une extrême pauvreté du
-  monde paysan, et de famines. Campanella, après la mort du roi
-  d'Espagne Philippe II voulut provoquer un changement de régime en
-  Calabre. Autorisé à célébrer la messe à Stilo il prêchait avec une
-  persuasion qui le rendit populaire. On le disait habité par les
-  esprits; Des centaines de personnes venaient vers lui. Il se mit
-  alors à faire toute une série de prophéties Il affirmait
-  \emph{«Qu'un peuple sans prophétie est un peuple perdu!»} Il
-  faisait souvent référence aux prophéties de Jérôme Savonarole qui
-  avait été brûlé à Florence un siècle avant lui. Il était persuadé que
-  le Soleil se rapprochait progressivement de la terre. Il prévoyait
-  donc des temps difficiles où pour le citer \emph{«Les étoiles
-  tomberont en pluie, laissant le ciel sans lumière.». «Ensuite après
-  la défaite de l'antéchrist apparaîtra un siècle d'or,\ldots{} où les
-  juifs et les musulmans adhèreront à la foi chrétienne.»} .
-
-  Campanella se persuada que le pape verrait d'un bon œil un soulèvement
-  en Calabre et la mise en place d'une nouvelle république.
-
-  Malheureusement pour lui en août 1599 deux conjurés révélèrent ce
-  complot aux autorités espagnoles. Campanella déguisé en paysan essaya
-  de s'enfuir, mais capturé il est incarcéré et transféré avec 156
-  conjurés enchaînés les uns aux autres à bord de 4 galères jusqu'à
-  Naples pour être emprisonnés au Castel Nuovo, imposante bâtisse,
-  toujours présente \emph{(fig8) }
-
-  \section*{Incarcération et double jugement: Ecclésiastique et
-  laique}
-
-  Il sera jugé par deux tribunaux: La première juridiction laïque pour
-  le rôle de Campanella dans ce complot qu'il avait inspirée. Le second
-  tribunal, lui ecclésiastique pour statuer sur ses positions
-  hérétiques.
-
-  -Sur le plan laïque Campanella exposa que leur rébellion était tout au
-  plus un projet et non un acte. Il y avait été poussé par des
-  prophéties divines. On ne devrait donc pas condamner ceux qui agissent
-  par inspiration prophétique Mais il fut reconnu coupable.
-
-  -Sur le plan ecclésiastique on retint de nouveaux chefs d'accusation:
-  Campanella aurait déclaré que la liberté sexuelle, sodomie incluse
-  n'était pas un péché; que la religion musulmane vaut celle des
-  chrétiens, qu'il existe trop d'ordres religieux, enfin que le salut
-  éternel peut être obtenu sans le baptême.
-
-  Au cours de ses procès, comme les autres détenus, Il séjourna dans une
-  fosse humide, obscure dont il sortit malade. Il eut à subir deux
-  séances d'une torture appelée le Polledro: Il était attaché par des
-  cordes que l'on serrait de plus en plus sur une échelle aux barreaux
-  coupants. Campanella crut mourir au cours de ces séances et passa
-  alors de larges aveux. Comme il était relaps,
-  c'est-à-dire retombé dans ses erreurs il devait être
-  abandonné au bras séculier pour être mis à mort sur le bûcher, à moins
-  qu'il soit reconnu fou. En cas de folie avérée le saint office ne
-  voulait pas envoyer en enfer quelqu'un que la folie rendait
-  irresponsable, l'empêcherait d'assumer sa dissidence et de se
-  repentir. Campanella imagina donc de simuler cette folie: En avril
-  1600 ses gardiens le découvrirent délirant sur une paillasse incendiée
-  dans sa cellule. Quelques mois plus tard, pour en avoir le cœur net
-  le saint office le soumet au supplice de l'estrapade \emph{(fig9)}:
-  comme l'avait subi Savonarole avant lui Campanella les bras ligotés
-  était soulevé par une corde qui tournait sur une poulie fixée au
-  plafond. On le laissait alors brutalement tombé en arrêtant sa chute
-  avant le sol, ce qui provoquait une torsion des bras avec luxation des
-  épaules. Campanella sous la torture continue de tenir des propos
-  incohérents, se met même à chanter. Ses co-détenus interrogés
-  confirment qu'il a perdu la raison. Six mois plus tard, Rome ordonne
-  de lui appliquer une torture inhabituelle, la veglia destinée à
-  vaincre les plus fortes résistances \emph{(fig10)}: En l'empêchant de
-  s'endormir il était attaché sur un siège en bois anguleux qui lui
-  blessait les fesses et les organes génitaux, suffisamment haut pour
-  que ses pieds ne touchent pas terre, les bras fixés tordus en arrière.
-  Campanella ensuite a rapporté: \emph{«le bois me tailladait les
-  fesses, de mes chairs déchirées et de mes parties génitales le sang
-  coulait abondamment jusqu'à ce qu'ils cessent de me torturer au bout
-  de 40 heures, en me laissant à demi mort sur le terrain».
-  }Finalement, Rome le condamne à l'internement à vie dans les prisons
-  de l'inquisition. Entre la vie et la mort, Il mettra 6 mois à
-  récupérer, gardant toute sa vie les cicatrices de ces tortures.\emph{
-  } Il écrira plus tard pour montrer la prééminence de la volonté, je le
-  cite \emph{«Si en 40 heures de torture un homme est capable de ne pas
-  dire ce qu'il a résolu de taire, les étoiles qui exercent une
-  influence lointaine ne pourront non plus le fléchir}»\emph{
-  }Emprisonné à Naples en novembre 1599 il ne sera libéré qu'en mai 1626
-  après 27 ans de captivité auxquels s'ajoutent ses séjours antérieurs
-  en prison, donc près de 30 années. Les six premières années il sera
-  incarcéré dans une fosse humide du castel San Elmo de Naples, dans
-  l'obscurité, les fers aux pieds avec une nourriture misérable. Il
-  envoya grâce à la complaisance de ses gardiens plusieurs suppliques au
-  nonce de Naples: \emph{«Des abîmes souterrains où j'habite je vous
-  supplie de m'aider à sortir de cette antre avant que je n'y meurs
-  \ldots étant depuis 4 ans sous terre avec des fers et sur une
-  paillasse pourrie et trempée»}. C'est à cette époque que Campanella
-  composa la plupart de ses poésies, ce qu'il cessera quand sa détention
-  sera moins dure. On dit qu'il composa parmi les plus beaux poèmes de
-  la poésie italienne, inspirés par la souffrance.
-
-  Dans ce cachot de Sant Elmo il en vint à désespérer de dieu, en
-  écrivant: \emph{«Si l'on pouvait trouver un autre dieu, j'irai sans
-  aucun doute vers lui pour trouver de l'aide».} Ensuite il sera de
-  nouveau emprisonné au castel novo de Naples, où les conditions seront
-  moins dures: On ne peut qu'être étonné par son extraordinaire volonté
-  de survie. Beaucoup à sa place auraient sombré dans le désespoir. On
-  est également admiratif par le nombre d'ouvrages qu'il va écrire au
-  cachot: Grâce à la complaisance de ses geôliers, il a pu avoir de
-  l'encre, du papier et transmettre ses manuscrits à des amis qui les
-  recopiaient en plusieurs exemplaires et les faisaient circuler. Ses
-  partisans en soudoyant les gardiens lui ont permis d'envoyer et de
-  recevoir du courrier donc de ne pas se couper du monde pendant toutes
-  ces années. Son écriture en captivité que l'on peut voir sur cette
-  page manuscrite est fine, et serrée (\emph{fig11). }Campanella doué
-  d'une mémoire prodigieuse avait assimilé d'innombrables lectures: Il
-  était convaincu d'avoir des lumières sur tous les sujets, aussi bien
-  en théologie, philosophie ou politique. Il a été le premier à
-  revendiquer la liberté de philosopher. Dans son premier tome de «La
-  Theologia», il affirme que: \emph{«La sagesse requière la liberté
-  de l'esprit». . }
-
-  Un humaniste allemand qui avait assisté à l'exécution de Giordano
-  Bruno en février 1600 conçut de l'admiration pour Campanella et entra
-  en correspondance avec lui. Campanella lui envoya plusieurs copies de
-  ses manuscrits qu'il fit circuler en Allemagne. Il obtint un
-  adoucissement de ses conditions de détention après 1608, ce qui lui
-  permettra d'écrire plus librement.
-
-  Curieusement, malgré une hostilité constante envers les protestants,
-  Campanella confie\-ra à un luthérien allemand, Tobias Adami des
-  manuscrits pour leur publication en Allemagne où furent édités entre
-  1616 et 1623 cinq de ses ouvrages: \emph{«la monarchie d'Espagne»}
-  livre de Campanella diffusé dans toute l'Europe ,
-  \emph{«De sensu    rerum et Magia»}
-  (fig12), \emph{«Philosophia Epilogistica»}, 
-  \emph{«Metaphysica»}, \emph{«Astrologicum Librum}» et enfin
-  \emph{«l'apologie \emph{de Galilée}»} parue en 1623 dont nous reparlerons
-  \emph{(fig13}).
-
-  En 1602, à l'âge de 34 ans, incarcéré, il rédige en latin sous
-  forme d'un dialogue, «\emph{La civita solis}» \emph{(fig14}) que j'ai
-  pu me procurer, traduite en français en 1840 (\emph{La cité du
-  soleil}): œuvre utopiste dans la lignée de Thomas More, dans laquelle
-  il s'évade de sa prison vers une société idéale qu'il a imaginée:
-  C'est une ville religieuse, armature indispensable à toute communauté
-  humaine, facile à défendre, constituée de 7 cercles concentriques
-  portant le nom des planètes \emph{(fig15}). Il exalte la vie
-  communautaire, abolit la notion de propriété privée source de toutes
-  les tensions. Il n'existe pas de charge ni d'honneur héréditaire.
-  L'instruction y est librement ouverte à tous, donc c'est une attaque
-  de Campanella contre le système social inégalitaire de l'époque. On
-  comprend que ce livre ait pu être considéré au XIX\ieme{} siècle comme un
-  message révolutionnaire: La condamnation de l'exploitation de l'homme
-  par l'homme.
-
-  Parmi les aspects les plus discutables de ce livre figure
-  l'eugénisme: Il s'agit d'obtenir des enfants réussis à tous égards,
-  qu'on élèvera sans leurs parents..
-
-  En 1607, toujours incarcéré il écrit \emph{«Atheismus Triomphatus}»
-  (\emph{fig16),} défense du christianisme contre Machiavel: En effet
-  toute sa vie Campanella s'est opposé à Machiavel. Il le qualifiait
-  d'impie, de diabolique écrivant que ses écrits étaient: \emph{«Le
-  scandale, la ruine, le poison et le feu du siècle».}
-
-  \emph{ }En 1613 il commence sa \emph{«Theologia}» œuvre immense qui
-  comportera 30 volumes et ne sera éditée qu'au XIX\ieme{} siècle ou il
-  expose la dogmatique chrétienne, dans une perspective qui lui est
-  propre..
-
-  Avec Galilée Campanella a eu des relations d'admiration: Il avait eu
-  l'occasion de le rencontrer à Padoue en 1593. En 1611 il écrit à
-  Galilée pour le féliciter de ses découvertes et la publication du
-  \emph{«messager céleste».} Il écrira plusieurs fois à Galilée qui ne
-  lui répondit jamais pour ne pas se compromettre. Ainsi, dans une
-  lettre écrite en 1614 Campanella commence par un compliment resté
-  célèbre: \emph{«Véritablement on ne peut plus philosopher sans un
-  système du monde vrai que nous attendons de vous}». Pourtant
-  Campanella n'a jamais adhéré à l'héliocentrisme, car selon lui la
-  théorie de Copernic contredisait les conceptions de son maître Telesio
-  qui lui croyait à une terre animée de sensations et placée par la
-  volonté divine au centre du cosmos. Campanella était persuadé que
-  l'astronomie devait rester au service de l'astrologie. Autodidacte
-  manquant de formation scientifique, Campanella n'a pas compris
-  l'importance des mathématiques, des lois physiques de la nature
-  peut-être en raison de son isolement. Comme Giordano Bruno il
-  affirmait la possibilité d'une pluralité des mondes habités.
-
-  Durant cette interminable incarcération Campanella à de nombreuses
-  reprises a plaidé pour sa libération en s'adressant aux
-  ecclésiastiques et au pape: Il leur écrivait qu'il était un défenseur
-  de l'église sans les convaincre: En effet en plus de la condamnation
-  des thèses d'Aristote, Campanella avait mis en doute la virginité de
-  Marie, la divinité de Jésus, l'existence des miracles et la nature du
-  péché. En 1623 le cardinal Barberini est élu pape sous le nom d'Urbain
-  VIII, ami de Galilée qu'il protègera \emph{(fig17}): Campanella
-  multiplie alors ses requêtes pour une libération. Finalement en 1626
-  on le transfert de Naples à Rome par bateau, enchaîné déguisé en
-  prêtre séculier sous un faux nom dans la prison de l'inquisition.
-  L'année suivante Campanella rédige des commentaires élogieux sur les
-  poésies d'Urbain VIII en le flattant.
-
-  Le pape qui connaissait la réputation de Campanella en astrologie,
-  était terrorisé car on lui avait prédit une mort brutale à l'occasion
-  de l'éclipse de Lune de 1628 ou de l'éclipse du Soleil l'année
-  suivante. Il avait même édicté une bulle interdisant de prédire la
-  mort du pape.
-
-  Campanella lui parut être le seul capable d'influencer les astres
-  .Urbain VIII voulut le consulter et lui demanda de garder secrète
-  cette rencontre.
-
-  Or Campanella venait de rédiger un traité sur la manière de conjurer
-  les menaces astrales. Il avait fait publier à Lyon puis à Francfort
-  les six livres de son \emph{«Astrologia}». Il était convaincu du
-  bien fondé de la magie et de l'astrologie; l'une liée à l'autre. Il
-  distinguait la magie naturelle et la magie surnaturelle.
-
-  Pour les astrologues de l'époque, les planètes président à la
-  naissance et orientent le destin des hommes. Pourtant Thomas d'Aquin
-  et l'église affirmaient le libre arbitre de l'homme dont la volonté
-  permettait d'échapper aux influences astrales. Afin de conjurer le
-  sort funeste prévu pour Urbain VIII, Campanella était conduit chaque
-  jour à la tombée de la nuit dans les appartements du pape: Il
-  s'enfermait avec lui dans sa chambre qui devait être protégée de tout
-  poison de l'air extérieur. Tous deux s'habillaient de blanc et
-  priaient. La chambre était tendue de soie blanche sur laquelle se
-  détachaient les signes du zodiaque. L'air était rempli de vinaigre
-  additionné de roses; la lumière dispensée par 5 flambeaux symbolisant
-  les 5 planètes. Grace à Campanella, contrairement aux prédictions,
-  Urbain VIII survécut jusqu'en 1644.
-
-  \section*{Campanella libéré en 1629 par le pape Urbain VIII et
-  transféré en France}
-
-  Il le fit libérer en avril 1629 après cette longue incarcération: Il
-  était alors célèbre dans toute l'Europe. Il avait observé que le pape
-  Urbain VIII penchait vers la France par antipathie pour l'Espagne,
-  trop puissante en Italie. Campanella en bon politique voyait la France
-  comme la seule capable de réunir les chrétiens. Il composa une oraison
-  en l'honneur du roi Louis XIII et de Richelieu. C'est à cette époque
-  en 1631 que le peintre calabrais Francesco Cozza également originaire
-  de Stilo réalisa un portrait de Campanella qui avait alors 63 ans,
-  certainement proche de la réalité, avec des cicatrices, de grosses
-  verrues et un regard sombre (\emph{fig 18)(Collection privée)}
-
-  On pensesans en avoir de preuve qu'entre 1629 et 1634 à Rome ou il
-  séjournait, Campanella aurait rencontré Nicolas Poussin: Son livre
-  \emph{«La cité du soleil}» aurait inspiré à Poussin 3 tableaux,
-  notamment\emph{« La naissance de Bacchus«} \emph{et «Apollon
-  amoureux de Daphné}.»
-
-  A Rome Campanella fréquenta deux érudits français Gabriel Naudé,
-  lui-même médecin, ami de Mazarin et Jacques Gaffarel, prêtre
-  théologien qui lui trouvaient, selon eux \emph{«une acuité et une
-  splendeur d'esprit quasi divin}es». Ils le mirent en relation
-  épistolaire avec deux savants, l'abbé Pierre Gassendi et le père
-  Mersenne. L'ambassadeur de France François de Noailles organisa son
-  départ secret de Rome vers la France, déguisé, sous un faux nom avec
-  l'accord de Richelieu. Campanella séjourna alors à Lyon où plusieurs
-  de ses ouvrages avaient été imprimés, notamment sa \emph{«Medicina}»
-  avant d'arriver à Paris en décembre 1634. Mazarin à l'époque légat
-  extraordinaire du pape en France reçut alors la consigne de Rome de
-  discréditer Campanella et de le surveiller. Selon les autorités
-  romaines Il fallait redouter, je les cite: «\emph{les nouveautés
-  doctrinale de Campanella susceptibles d'être bien accueillies par de
-  nombreux Français au cerveau instable». }Mais preuve de sa notoriété,
-  Campanella fut reçu par Richelieu féru lui aussi d'astrologie qu'il
-  reverra à plusieurs reprises et lui demandera des conseils sur la
-  situation politique en Italie, dans le contexte de la guerre de trente
-  ans. Richelieu le fit loger au couvent des dominicains du Faubourg
-  Saint Honoré où il finira ses jours. En février 1635 il fut reçu à la
-  cour et présenté au roi Louis XIII évènement parisien: Le roi par
-  respect pour les souffrances qu'il avait endurées resta debout et
-  l'embrassa par deux fois en ajoutant, je le cite: \emph{«je le
-  reçois en ma protectionet je ne le ferai manquer de rien}», en lui
-  accordant une\emph{ }rente généreuse de 3 000 livres. Par la suite
-  Campanella aura accès à la bibliothèque de Richelieu. Reçu
-  chaleureusement, il fréquenta de nombreux cercles et fut même
-  accueilli à la Sorbonne, faculté de théologie de l'époque. Or
-  Campanella n'avait pas la pratique de la langue française: On
-  critiqua ses propos fantaisistes et ses excès de langage. Ainsi le
-  doyen de la faculté de médecine Guy Patin. qui s'était illustré en
-  refusant la démonstration de la circulation sanguine par l'anglais
-  William Harvey, affirma je le cite: \emph{«Il sait beaucoup de
-  choses, mais superficiellement». }De ses entretiens avec Campanella
-  le père Mersenne conclut péjorativement: «\emph{J'ai appris qu'il ne
-  nous apprendra rien dans les sciences, il a une imagination fertile
-  mais il ne sait même pas ce que c'est qu'une octave}». Il pensait que
-  la lecture de Campanella pouvait même conduire à l'athéisme. Descartes
-  depuis la Hollande écrivit à Mersenne: \emph{«Ce que j'ai vu
-  autrefois de Campanella ne me permet pas de rien espérer de bon de son
-  livre la Métaphysica». } Il eut aussi des rapports tendus avec
-  Gassendi sur les thèses atomistes que refusait Campanella. Même
-  Gabriel Naudé son défenseur à Rome se mit à le critiquer en écrivant à
-  Nicolas de Peiresc, lui-même astronome, qui avait aidé financièrement
-  Campanella : \emph{«Il ment effrontément, il débite des bagatelles à
-  la populace. Avec tout cela c'est un fol enragé, un imposteur et un
-  menteur». }A Paris, Campanella fit publier plusieurs ouvrages
-  notamment \emph{«sa Metaphysica}». Il concevait la métaphysique
-  comme la discipline qui saisit la nature profonde des choses derrière
-  les apparences. Richelieu versé dans l'occultisme, intéressé par la
-  réputation de Campanella pour les arts divinatoires le sollicita avec
-  l'accord de la reine de France, Anne d'Autriche pour établir un
-  horoscope \emph{(fig 19}) après la naissance du futur roi Louis XIV en
-  septembre 1638. Campanella reçu à la cour examina l'enfant tout nu et
-  quelques jours plus tard rédigea en latin son verdict qui nous est
-  connu: \emph{«Cet enfant sera luxurieux, comme Henri IV et il sera
-  très orgueilleux. Il régnera longtemps et rudement mais avec bonheur.
-  Sa fin sera misérable et il y aura alors grande confusion dans la
-  religion et dans l'état». }
-
-  Campanella vieillissant, souffrait de nombreux maux et redoutait
-  l'éclipse du Soleil prédite en juin 1639. Il mourut quelques semaines
-  plus tôt au couvent des dominicains le 21 mai 1639 où il fut enterré.
-  Ce couvent du Faubourg Saint Honoré sera détruit pendant la révolution
-  et la tombe de Campanella disparut alors. Contemporain de Giordano
-  Bruno et de Galilée, Tommaso Campanella fut un personnage hors normes
-  dont la vie fut romanesque. Il persiste des zones d'ombres dans ce
-  personnage provocateur aux facettes originales. On reste stupéfait par
-  ses nombreux écrits, quelques 30 000 pages de texte manuscrites. On ne
-  peut qu'admirer le courage, l'acharnement à survivre dont il a fait
-  preuve pendant près de 30 années d'emprisonnement et de souffrances.
-  Tommaso Campanella fut oublié en Europe après le \textsc{xvii}\ieme{} siècle: On
-  va le redécouvrir à la fin du \textsc{xix}\ieme{} siècle avec son
-  livre \emph{«la 
-  Cité du Soleil}» aux intonations révolutionnaires marxistes, un
-  communisme épris de justice sociale réunissant tous les peuples de la
-  terre dans un seul troupeau.
-
-  Avant de mourir, Campanella un des derniers millénaristes selon Jean
-  Delumeau qui l'a étudié, avait écrit de façon prophétique\emph{: «Le
-  siècle futur jugera de nous, car le présent crucifie toujours ses
-  bienfaiteurs; mais ils ressuscitent ensuite au troisi\ieme{} jour ou au
-  troisième siècle» }
-
-  %\emph{\textbf{Quelques références bibliographiques:}}
-
-  
-  
-
-  % \begin{itemize}
-  % \tightlist
-  % \item
-  %   Léon Blanchet: Campanella; Paris, Felix Alcan, 1920
-  % \end{itemize}
-
-  % \begin{itemize}
-  % \tightlist
-  % \item
-  %   Michel-Pierre Lerner: Tommaso Campanella juge d'Aristote; Colloque
-  %   de Tours, 1976
-  % \end{itemize}
-
-  
-  
-
-  % \begin{itemize}
-  % \tightlist
-  % \item
-  %   Louise Colet: Thomas Campanella;
-  %   Ressouvenances édit.1998
-  % \end{itemize}
-
-  
-  
-
-  % \begin{itemize}
-  % \tightlist
-  % \item
-  %   Jean Delumeau: Le mystère Campanella; Fayard édit. 2008
-  % \end{itemize}
-  
-\section*{Bibliographie}
-\input{nocite}
-\printbibliography[heading=none]
-  \input{figures}
-  \input{images}
-\FloatBarrier
-\end{refsection}
-%@@fin
-\tableofcontents
-\end{document}

+ 1 - 1
Sources/2026/Mika/data.yml

@@ -1,4 +1,4 @@
-fichier: CAMPANmémoiresACAD.odt
+fichier: mika.odt
 date:  27 janvier 2026
 type: Communication
 auteur: Philippe Mikaeloff

+ 0 - 4
TODO

@@ -1,15 +1,11 @@
 * vérifier le layout
 
-* garamond ?
-
 * \ieme partout
 
 * headings
 
 * Chapter /part...
 
-* Références -> Bbliographie
-
 * Espacements dans l'article de Remillieux
 
 * Mois en minuscules

+ 12 - 4
progs/extr.py

@@ -57,6 +57,13 @@ def star_sec(l):
             ret.append(x)
     return ret
 #---------------------------------------------------------------------
+#
+if "--help" in sys.argv:
+    print("options:")
+    print("         nocompile")
+    print("         citeall")
+    sys.exit(0)
+
 # ligne de command [nocompile]
 #
 # nocompile pour ne pas compiler
@@ -108,6 +115,8 @@ if has_bib:
     bibfile= lt["biblio"]
     if citeall:
         parsebib.parsebib(bibfile)
+elif citeall:
+    raise  Exception("citeall, mais pas de fichier .bib décrit dans data.yml")
 #-------------------------------------------------
 #
 # le fichier (docx, odt) qu'on va traiter:
@@ -195,10 +204,9 @@ with open(futurTex,"w") as f:
             f.write("\\begin{refsection}\n")
             f.write("\\fancyhead{}\n")
             f.write("\\fancyhead[CE]{Mémoires: 2\\ieme{} partie}\n")
-            #f.write(f"\\fancyhead[CO]{{{s}  {t}}}\n")
-            #f.write(le_titre)
-            f.write("\\input{titre}")
-            #f.write(f"\\label{{{label}}}\n")
+            #
+            f.write("\\input{titre}")# fabriqué par makeTitre
+            #
         
 #
 #---fin d'éciture du fichier tex

+ 8 - 14
progs/parsebib.py

@@ -1,22 +1,16 @@
 #!/home/moi/Memoires/venv/bin/python
-import sys
-sys.path.append("/home/moi/Memoires/")
+#
 def parsebib(fich):
     with open(fich) as f:
         L=f.readlines()
     #
-    f=open("nocite.tex","w")
-    f.write("\\nocite{%\n")
-    laliste=[]
-    for l in L:
-        if l[0]=="@":
-            l1=l.find("{")+1
-            l2=l.find(",")
-            #print(l[l1:l2])
-            laliste.append(l[l1:l2])
-    f.write(",".join(laliste))
-    f.write("}\n")
-    f.close()
+    with open("nocite.tex","w") as f:
+        f.write("\\nocite{%\n")
+        #
+        laliste=[x[x.find("{")+1:x.find(",")] for x in L if x[0]=='@']
+        #
+        f.write(f"{','.join(laliste)}\n")
+#
 if __name__ == "__main__":
     fich=input("fichier bib ?")
     parsebib(fich)

+ 1 - 1
progs/tpl.tex

@@ -120,7 +120,7 @@
 \newlength{\ldate}% longueur d'un texte comm "2021" (= une date
 \settowidth{\ldate}{0000} % utilisé et modifié dans la fabrication des
 %
-% des longuers dont on auro besoin:
+% des longueurs dont on aura besoin:
 \newlength{\figw}
 \newlength{\graphw}
 %